jeudi, mai 01, 2008

1ère grande ballade de l'année








Dans le ciel, les nuages de la nuit jouent à cache-cache avec le soleil. Je grimpe la rampe de la Thomassette, avec le but de rejoindre le rendez-Vous des Sages pour le déjeuner. Aujourd'hui, je décide de prendre tout le temps nécessaire à cette marche.
Rapidement, les premières traces de neige sont apparentes assez bas. Dans les sous-bois, à 1100m à peine ! Une petite brise souffle dans les branchages. Je trouve la Réserve, ou personne n'était passé depuis le 1er avril. Je mange mon croissant, observe par la fenêtre, et me plonge dans le souvenirs du 31 décembre 2006... J'ouvre le cahier, y mets un mot, et regagne le sentier. Plus j'avance, plus la neige s'accumule, mais presque uniquement que sur le chemin ! Elle est lourde, mouillée, collante, mais encore gelée par endroits. J'écoute le chant des oiseaux. Le printemps n'arrive qu'à présent là-haut. J'ai déjà croisé 3 renards, une biche et un chevreuil. Les pousses de fougères se déploient. Quelques perce-neiges sont encore debout.
Plus loin, mon chemin est complètement enseveli sous 1 mètre de neige. Le sentier de " la guerre " est dégagé. Un chasse-neige de bûcheron a dégagé la voie, sans doute pour les travaux de débardage pour la nouvelle saison. Ainsi, mon espoir de rejoindre le Rendez-vous n'est pas perdu. Soudain, au détour d'un croisement, j'aperçois le refuge de la " Guerre ", refait presque à neuf. Je continue sur 500m, puis, la route se termine. Encore plus d'1 mètre de neige !!! Alors, je me décide à prendre mes quartiers à " la Guerre ". Curieux d'ailleurs de nom pour un si joli refuge ?!
Le poêle et les bouts de bois coupés m'incitent à allumer le feu, qui réchauffera la petite cabane de bois. Il est 11h45. je mange mon sandwich, et écoute le bois qui crépite. Soudain, une sirène d'alarme retentit. Il est midi ! Aux alentours des 13h, je redescends sur le Brassus. Le Bamby est occupé lui aussi. Au-dessus de la Thomassette, je m'allonge dans la combe ensoleillée. Le vent caresse mes cheveux. Parfois, un cumulus passe et joue a créer des ombres sur les collines. Le bourdonnement d'un avion lointain me rappelle à la civilisation. Les branches du sapin, que je regarde depuis le sol, sont ballottées. Pas un autre bruit. Rien. Toute la richesse du bien-être s'ouvre à moi.

Je suis si bien.

2 commentaires:

Janine a dit…

Coucou !
Tu écris très bien Anthony... de mieux en mieux, si j'ose le dire ainsi. Il y a 2 personnages en toi. Celui, extérieur, qui essaie souvent de masquer sa très grande sensibilité par une attitude décontractée et qui, parfois, peut être ressentie comme "absente" ou "distante", ou même "détachée" par rapport à tes proches. Je suis persuadée que tes amis fidèles, ton Compagnon, te connaissent mieux que ta propre famille ne le peut...

Et puis, il y a l'Anthony intérieur, bourré de sensibilité, percevant avec acuité et intuition les énergies qui l'entourent ou qui "flottent" dans les atmosphères, qui les capte avec bonheur et parfois avec appréhension s'il les ressent agressives.

C'est ce neveu-là que j'apprécie et que je comprends avec ma propre intuition.

Voilà, c'était mon message du jour. Continue de révéler une toute petite part de toi-même, de celle que tu veux bien laisser entrevoir, à travers tes écrits et tes récits.

A dimanche, Anthony.

Gros bisous.
Janine

Carmelo a dit…

Il y a deux ans, presque jour pour jour, la neige était nettement plus conséquente au Rendez-vous des sages. Il est toujours là? N'avais-tu pas dit qu'on allait le faire disparaître? J'espère retourner là-bas avant que cela ne soit le cas, en souvenir des bons moments passés dans la nature, à profiter du calme et de l'environnement si propice à la méditation.