Affichage des articles dont le libellé est passé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est passé. Afficher tous les articles

mardi, octobre 07, 2008

Nostalgie


Je viens de finir un livre attachant, qui comptait l'histoire de Jean-François Meylan durant la seconde guerre mondiale. Non sans nostalgie, le personnage raconte ses escapades dans la France occupée. Il y raconte les bons moments passés entres amis à travers le Risoux : les promenades, les piques-niques, les longues soirées autour du feu.
L'automne approchant, les jours rétrécissent. Cette période est à la fois magique, mystérieuse, surtout dans ce Risoux. Il me tarde de revoir les couchers de soleil, de parcourir la profonde forêt sous un ciel grisâtre et terne, comme celui du mois de novembre. Ou la chaleur des derniers souffles du foehn vous rappelle l'été encore si proche...Le silence des grands sapins, la nature qui s'apprête à revêtir son manteau blanc, durant près de 5 mois. J'ai encore en mémoire la douce odeur du feu de bois qui crépite dans le vieux poële en fonte de l'un des refuges isolés durant cette période. Voilà les bons côtés, ceux du mystère et de la mélancolie. Étonnant non, que d'aimer ces sentiments...

C'est donc lors de ces instants que j'aime me remémorer les instants partagés durant l'année avec mes amis. Même si depuis quelques temps, les choses ont changé, évolué. Les couples se font et se séparent. Une amie s'en va, d'autre arrive. Qu'il est bizarre que de prendre 10 minutes, et de se rappeler ceux qui sont loin, ceux qui sont partis. On grandit encore, on change, on se fait une place dans un foyer, et les anciens "délires" deviennent moins extravagants, les rencontres changent. Cette année n'a pas changé, mes amis étaient encore bien présents. Mais la bonne vieille époque ou "le noyau" comme on l'appelait, était inséparable est bien révolue.

Ainsi, les sorties en vélo autour du Lac de Joux, la soirée "meurtres et mystères" en Valais, le rallye de nuit entre Le Pont et Vallorbe, ou le 31 décembre perdus dans le Risoux reviennent à ma mémoire. Certains, changeant de métier sont moins disponibles...d'autres font leur chemin. Cette sensation, longuement absente, m'est revenue ce soir....ou je me sens un peu triste, nostalgique, et rêveur...Mais elle est à la base de ma joie de vivre chaque jour qui passe...

mardi, septembre 18, 2007

Les 50 lettres de Roger



Cet été, les événements se sont précipités. Jeff apparaît au grand jour, pour mon plus grand plaisir, pour mon plus grand soulagement. Cet événement, qui a été possible grâce entre autre à mon papa, me permet aujourd'hui, de vous raconter une histoire que j'ai longtemps gardé pour moi. Maryse, Sandra, vous devez certainement la connaitre cette histoire.

J'ai tenu, pendant près de 3 années, une correspondance écrite, avec un jeune homme français, détenu à la prison de Fresnes, dans l'ile de France, région parisienne. Il se prénommait Roger M. et avait 24 ans. Il fût emprisonné le 15 ocotbre 2003, pour cambriolage d'une banque, pour venir en aide à un proche. Abandonné à la DASS, il fût balotté d'un foyer à un autre. Durant 3 ans, à raison de 2-3 lettres par mois, nous nous écrivions les nouvelles de chacun d'entre-nous. Bon, un peu plus de moi, compte tenu de ma liberté. J'ai aussi beaucoup appris sur les méthodes de fonctionnement du milieu carcérale. Au fil du temps, nous avons appris à nous connaître. Si bien qu'il m'est même arrivé de recevoir quelques téléphones de l'abbé de la prison, qui me donnait de ses nouvelles.
Mes lettres étaient envoyées chez l'une de ses profs d'informatique, qui lui transmettait mes nouvelles, et vice-vera. Les lettres-réponses portent parfois mon écriture, ceci afin de faciliter nos écritures.

Dans le courant de l'année 2006, il fût transféré en Belgique, et j'ai fini par perdre sa trace. De début 2004, 2005 et jusqu'à mi-2006 je crois, nos lettres ne se sont jamais perdues. Mon écriture était graphique, la sienne, d'abord sur pc, puis également à la main.

Avec le recul, je trouve nécessaire d'écrire sur mon blog cette histoire. Elle m'a marqué. En effet, j'étais toujours très heureux de recevoir une lettre, et d'avoir de ses nouvelles. Cette correspondance a été possible grâce à un célèbre magazine sérieux français, dont je tairais le nom : T**U.